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Prière et réponse de DieuPrier est un acte mystérieux malgré les définitions simplistes qu’on veut lui apporter. Si tu lis régulièrement ce blogue, tu sais que ma définition préférée est celle qui décrit la prière comme une conversation avec Dieu. Aucune utilisation de formules sophistiquées. Aucun détour. Une conversation à coeur ouvert.

Toutefois, la prière, je le crois, demeure un acte mystérieux. Quelle que soit la position, nous nous adressons à un Dieu dont l’imagination humaine est incapable de cerner ni de comprendre. Nous lui faisons part de nos requêtes. Dieu nous assure qu’il nous entend:

Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. Jérémie 29:13

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Luc 11: 9 – 10

C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. Marc 11:24

Toutefois, la prière, je le crois, demeure un acte mystérieux. Quelle que soit la position, nous nous adressons à un Dieu dont l'imagination humaine est incapable de cerner ni de comprendre. Nous lui faisons part de nos requêtes. Click To Tweet

Des réponses difficiles à comprendre

Mais, en même temps, nous ne pouvons que rester perplexes devant les réponses divines. Pourquoi Dieu choisit-il de répondre positivement à certaines demandes tandis pour d’autres, il répond par la négative ou tout simplement les ignore? Qu’est-ce qui se passe quand j’ai cette envie folle d’intercéder pour mes proches alors que la situation semble sans issue et Dieu silencieux?

Il y a deux réponses divines à deux prières dans la Bible qui me laissent perplexes. Jusqu’à présent, j’ai beau réfléchi à ces situations, je n’arrive pas encore à trouver des réponses satisfaisantes. Tu connais sûrement ces deux histoires.

 

 

1è histoire: Israel et Dieu

Le peuple d’Israël était sorti victorieux des griffes des Égyptiens. 430 ans d’esclavage n’ont pas empêché Dieu d’intervenir miraculeusement au moment opportun. Maintenant, après plusieurs conquêtes, les peuples avoisinants craignaient Israël. Par on ne sait quelle puissance extraordinaire (la puissance de Dieu!), ce dernier remportait des victoires éclatantes. D’anciens esclaves non préparés à la guerre vainquaient des guerriers aguerris. La peur s’emparait donc de leurs ennemis.

À l’époque de Samuel, le livre des Juges nous explique que bien que Samuel ait été un bon juge et un prophète, ses fils faisaient ce qui était mal aux yeux de Dieu et du peuple. Malgré leur comportement odieux, Samuel les établit juges. Craignant peut-être qu’ils soient uniquement dirigés par les fils de Samuel à sa mort, les Israélites firent une demande incroyable à Samuel:

Te voilà vieux et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme on en trouve dans toutes les nations. 1 Samuel 8: 5

Une vision pittoresque

J’imagine ce qu’a dû voir le peuple:  les armoiries, les uniformes, les musiques entrainantes. Un homme assis sur un trône avec une couronne, daignant saluer une horde de gens rassemblés au bord de la route. Tout cela paraissait extraordinaire vu de l’extérieur. Le peuple d’Israël voulait tout cela. Pourquoi? Pour cesser de se sentir différent. Après tout, il n’avait pas de roi. Pas d’armées très bien entrainées. Pas d’armoiries. Rien. Des barbares. Voila ce qu’il paraissait peut-être être aux yeux des autres. Leur réputation, les qu’en-dira-t-on étaient très importants. Le peuple voulait ressembler aux autres. Il voulait un roi!

Proverbes 14:12

Attends une minute!

Le peuple d’Israel, n’avait-il pas déjà un système de gouvernance bien établi ? Bien sûr! Dieu choisissait des gens pour le représenter devant le peuple. C’étaient les prophètes ou les juges. Par conséquent, il était lui-même leur “roi”. Mais, qui voudrait garder comme souverain un être invisible, n’est-ce pas? Alors, les enfants d’Israel ont réclamé un roi.

Le comportement de Dieu

Dieu me surprend toujours dans ses interactions avec les humains! L’histoire nous raconte qu’à  ce moment-là, Dieu fait une chose incroyable. Samuel à qui la demande a été faite se sent un peu vexé. Non pas juste un peu, Samuel était très vexé :). Mais Dieu luit dit:

Ecoute le peuple dans tout ce qu’il te dira, car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi, afin que je ne règne plus sur eux.

Incroyable! J’imagine que Dieu aurait commencé par demander à Samuel de convoquer une réunion solennelle au cours de laquelle il  aurait essayé de faire entrer un peu de jugeote dans la tête d’un peuple insensé, aveuglé par les faux-semblants: « Ne me demandez pas de roi, je suis votre Roi. N’ai-je pas été là pendant toute la durée du périple. Je vous ai nourris, protégés, permis de vaincre glorieusement. Ne me demandez pas de roi. »

Mais non! Dieu avale la mauvaise pilule, d’ailleurs il le dit: le rejet du peuple est habituel. Dieu  raisonne avec Samuel pour qu’il ne se sente pas trop rejeté et répond affirmativement à la requête insensée du peuple.

 Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Toutefois, Dieu dépeint un tableau sombre qui résultera de cette décision. 1 Samuel 8: 11 – 17 pourrait se résumer par un seul mot: prendre. En effet, le roi ou les rois qui règneront sur Israel ne feront que dépouiller le peuple jusqu’au point de le réduire en esclavage (jusqu’à un certain point!), le détourneront de la vraie adoration.

Dieu a répondu à la prière insensée du peuple. Pourquoi?

« Ce n’est pas toi qu’il rejette, mais moi », dit l’Éternel. Mais il répond quand même à cette prière. Cette réponse me rend perplexe. J’aimerais raisonner avec Dieu pour lui demander des explications concernant cette réponse que je trouve bizarre. Je pourrais même lui rappeler combien de fois il n’a pas répondu à mes demandes “sensées”. Mais aurais-je raison? Une raison principale me vient en tête qui pourrait expliquer l’attitude divine.

Une tentative d’explication

Dieu a créé l’homme avec le libre-arbitre, la capacité de choisir. Même si cette volonté s’exerce souvent aux dépends de Dieu, il nous donne la possibilité de le choisir ou de le rejeter. C’est ça le propre de l’amour. Dans le cas de tout un peuple, quand tout porte à croire que toute la nation ne veut faire qu’à sa tête, je pense que Dieu doit honorer cette décision. D’ailleurs, n’en sera-t-il pas de même à la fin de toutes choses? Dieu honorera le désir de tous ceux qui ne veulent pas vivre avec lui.

Dieu a créé l'homme avec le libre-arbitre, la capacité de choisir. Même cette volonté s'exerce souvent aux dépends de Dieu, il nous donne la possibilité de le choisir ou de le rejeter. C'est ça le propre de l'amour. Click To Tweet

 

Que penses-tu de la réponse de Dieu dans cette histoire?

 

NB: Dans le prochain article, je discuterai de la deuxième histoire qui me rend perplexe. Reste branché 🙂

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