D’où viens-tu?

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C’est une question qu’on m’a souvent posé ces quinze dernières années. À chaque fois, cela me rappelle mes origines, mon pays, la communauté que j’ai laissée pour aller vivre dans un pays étranger. Ces souvenirs sont doux-amers.  

 

 

 

Pourquoi me pose-t-on cette question? 

Peut-être est-ce à cause de mon accent? de ma couleur? de mon comportement? de ces mimiques qui peuvent vous différencier des autres? Quelle que soit la raison, partout où je  passe les gens me demandent le nom de mon pays d’origine.

C’est une excellente question!

J’adore cette question parce qu’elle me permet de parler un peu de moi, de ces souvenirs tenaces qui ne peuvent rester emmurés dans les recoins d’un cerveau bien organisé. Alors, je parle, je raconte des histoires, je décris des paysages.

Je raconte une version inconnue des médias et de toutes ces images négatives qui circulent dans la presse. C’est la version du pays dans lequel j’ai grandi (Haiti).  Elle permet à mes interlocuteurs de faire la part des choses, d’avoir une perspective différente de mes compatriotes. C’est un plaisir de le faire!

À bien réfléchir, cette question devrait être posée à chaque chrétien!

Tu vois, les disciples ne se sont pas donné le nom “chrétien”. Tu ne me crois pas? Alors lis ce verset:

Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. Actes 11:26

On les a appelés “chrétiens” puisqu’à cette époque il y avait une certaine uniformité dans le comportement de ce groupe de croyants qui suivaient ce jeune rabbin appelé Jésus-Christ (qu’on disait être ressuscité!) et  parlaient tout le temps de lui. Par conséquent, quoi de plus simple de les mettre tous dans le “même panier” 🙂

Ne serait-il pas excitant si partout où toi et moi nous passons les gens nous posaient la même question:

– “Eh, Jacqueline, d’où viens-tu?

– D’Haïti.

– Non, je veux dire  ta vraie citoyenneté? Il me semble que tu es tout à fait différente. Serais-tu chrétienne par hasard?

– Euh, oui…

 

pas-encoreChrétien! je ne sais pas…

Malheureusement, maintenant le nom “chrétien” n’est pas toujours synonyme de quelque chose de positif comme c’est le cas pour le nom  de mon pays. Alors, comme je le fais pour Haiti, je dois le faire aussi pour ma patrie céleste. Il faut que je la décrive à travers les yeux de celui qui ne ment pas (Jésus), qui y a vécu et est descendu sur terre pour nous expliquer combien c’est beau là-haut:

Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.… Jean 14: 1- 3

Ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. 1 Corinthiens 2:9

Je dois être passionnée par ce qui s’y passe et démystifier toute tierce déclaration ou perception qui ruinerait sa réputation. Mais, par-dessus tout, je dois me comporter comme quelqu’un qui est un vrai citoyen du ciel.

Si comme moi on te pose la question “d’où viens-tu?”, ne le prends pas mal. Après tout, on est tous des étrangers…

À bientôt!

PS Voici un texte que j’ai écrit dans mon recueil “Excursions et souvenirs” en réponse à cette question. Si tu veux avoir une copie, c’est très facilement, clique ici

Mon île

Sur mon île vivent des enfants.

Des enfants couleur arc-en-ciel,

Avec au fonds des yeux,

Des rayons de soleil.

Leur rire, au son léger

De la brise nocturne,

Efface les rides de mon front.

Mais leurs pleurs, au son grondant

Des coups de tonnerre

D’une nature déchaînée,

Au fond du grenier me précipitent.

Ils me racontent des histoires

D’insensés et de fous :

La terre est une boule de feu,

Ou dans le temps

Sur notre planète

Nos ancêtres les primates vivaient.

Des histoires folles

Lues dans des bouquins de fous.

Sur mon île vivent des pauvres.

Des pauvres couleurs d’espérance,

Avec au fond des yeux

Des éclairs de joie.

Ils rêvent ainsi que moi :

De chemins parsemés de clair de lune,

De routes d’allégresse

Tracées jusqu’au bout de l’océan,

De la Voie lactée,

Porte d’entrée de notre maison,

De fleuves dans la solitude du désert.

Nous rêvons qu’un jour

Un ramassis de peuples

Aux couleurs du Bon Dieu,

Tout autour de la terre

Formera la ronde des gens heureux.

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