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Comment aider spirituellement un jeune qui part étudier loin de la maison #CroissanceSpirituelle #MentorChrétien #Foi #CroyancesJe ne suis pas un couche-tard. Depuis des années, je suis un horaire de sommeil assez régulier. Je me couche très tôt pour être en plein forme le lendemain. Je connais l’importance d’un sommeil réparateur et j’ai pris cette décision évitant soigneusement toute activité, rencontre ou discussion qui peut se prolonger tard dans la soirée. Ma famille le sait ainsi que mes amis le savent et respectent ce choix. Mais cette année-là, c’était différent.

Tatie, je peux te parler?

La soirée était très avancée. Après une journée de recherches et d’études, j’aspirais tout simplement à me reposer. Mais, mon téléphone a sonné. Quand j’ai vu le nom affiché, je savais que je devais répondre. Et pendant toute cette année – il y a trois ans à peu près – aux environs de 22 h, on me retrouvait discutant aux petites heures de l’aube avec une de mes nièces en plus des appels impromptus au cours de la journée.

Non, ce n’était pas la mauvaise habitude de dormir tard qui reprenait le dessus (d’ailleurs, parfois mon corps me rappelait durement l’importance de bonnes nuits de sommeil!), c’était mon choix délibéré pour faire à une situation urgente. Vue de l’extérieur la situation ne ressemblait aucunement à une urgence, mais moi, j’en avais une toute autre lecture.

Une nièce au collège et mon manque de sommeil

Voyez-vous ma nièce venait de quitter la maison de ses parents pour aller au collège. C’était la première fois qu’elle laissait le cocon de la vie familiale et s’aventurait seule sur un campus avec des inconnus dont la majorité ne partageait aucunement ses valeurs chrétiennes. Elle a grandi à l’église, elle s’est fait baptiser mais elle était à un carrefour vulnérable de sa marche avec Dieu et se retrouvait seule, face à des choix qui auraient des conséquences importantes sur son avenir professionnel et spirituel. L’aventure de vivre loin de ses parents lui semblait excitante au début. Elle renfermait ce ‘finalement-je-vais-faire-ce-qui-me-plait”. Toutefois, quand ses parents l’ont laissée, seule dans son dortoir, elle a mesurée l’ampleur de sa décision.

 

 

Enfin libre? Oui, mais…

Même si vue de l’extérieur, elle réalisait enfin son rêve, je savais aussi qu’elle avait une peur diffuse, non exprimée: peur de prendre de mauvaises décisions, peur de ne pas se faire accepter par ses nouveaux camarades, peur de vivre dans une chambre seule pour la première fois, peur d’échouer, peur de ne pas avoir assez d’argent pour faire face à ses besoins, etc. Malgré la bonne humeur qui tintait sa voix et toutes les bonnes phrases positives qu’elle me répétait, je savais qu’au fond d’elle-même, elle avait besoin d’une ancre pour s’assurer qu’elle ne dérivait pas dans la mauvaise direction. Et moi, j’étais décidée de l’aider à faire face à cette situation nouvelle et pleine de défis.  Donc, on me retrouvait souvent au téléphone tard dans la soirée et quelquefois aux petites heures de l’aube en train de parler à une jeune fille de 18 ans dont la vie et l’aspiration différaient totalement des miennes, d’écouter des blagues qui se passaient sur un campus éloigné de mon quotidien même si pour moi aussi, c’était un choix délibéré.

Créés pour vivre ensemble

Dieu a créé l’homme pour vivre en communauté, d’ailleurs il a lui-même lancé l’idée de la communauté. Cette communauté au sens large est formée d’un ensemble de personnes venant d’horizons différents, de culture différente, de culture différente, mais ayant un trait commun: ils ont des êtres humains qui ont besoin d’amour, de compréhension et de chaleur. S’il est presqu’impossible de partager concrètement cet amour au monde entier, la grande communauté de Dieu, il est possible et même obligatoire de le faire entre les membres de la famille immédiate.

Comment aider spirituellement un jeune qui part étudier loin #Études #College #ChretienAuCollège #PartageDeSaFoi #JeuneChretien #Bible #Dieu #croyancesQuand la famille s’éloigne

La réalité dans beaucoup de pays est que les jeunes quittent de plus en plus tôt le toit familial pour aller étudier ailleurs. Ils se soustraient un peu à notre vigilance pour mener leur vie. Ils doivent devenir pleinement au contrôle de leur vie sans la surveillance permanente de leurs parents. C’est tout à fait compréhensible. Le sage a dit : Il y a un temps pour chaque chose (Ecclésiaste 3 :1). C’est une réalité incontournable. Quand les jeunes étudient, obtiennent un bon poste et sont utiles à la société, nous en sommes fiers. Mais, entre-temps, nous devons les accompagner tout au long de leur cheminement en adaptant notre aide à leur étape de développement émotionnel.

Comment aider un jeune qui part étudier loin?

Les jeunes qui vont étudier font face à l’inconnu avec sa dose de questionnements difficiles même s’ils sont très enthousiastes à l’idée de s’éloigner de la tutelle familiale. Ne nous laissons pas convaincre qu’ils sont parfaitement au contrôle de leur vie même s’ils en donnent l’air. Ils ont besoin sinon de notre soutien financier mais définitivement de notre support moral et spirituel.

Il ne suffit pas de leur souhaiter du succès dans une carte ou d’organiser à l’église ou dans la famille une grande réception et les envoyer loin de la maison. Non! Il faut qu’ils sachent que nous sommes encore présents dans leur vie bien qu’éloignés d’eux. Comment le faire? Comment aider spirituellement un jeune qui part étudier loin de la maison? En fait, comment partager sa foi avec la prochaine génération de notre famille? Comme tu le sais, le partage de sa foi est un pilier de la croissance chrétienne.

  1. Gardons un contact régulier avec eux

Grâce à la technologie, nous pouvons rester connectés gratuitement à nos amis et notre famille n’importe où s’il y a internet. Renseignons-nous sur les App qui permettent de leur téléphoner gratuitement ou des textes. Restons en contact avec eux une fois par semaine. Envoyons-leur un petit message d’encouragement de temps en temps.

  1. Soyons à leur écoute

Un jeune qui vit loin de sa famille pour une première fois ne veut pas nécessairement que nous lui disions quoi faire mais il veut raconter ce qu’il vit. Il aimerait avoir une oreille attentive pour écouter ses multiples expériences, son train-train, les changements auxquels ils font face, ses petites déceptions. Il a besoin de parler. Écoutons attentivement ce qu’il dit. Posons-lui des questions pour comprendre sa situation. Faisons référence à ses amis par leur nom. Démontrons-lui notre intérêt à cette étape de transition importante dans sa vie.

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  1. Ne les prêchons pas

Comment aider spirituellement un jeune qui est au collègeNous en tant qu’adultes, nous avons tendance à prêcher en toute occasion aux jeunes pour leur éviter de tomber dans les pièges du malin. C’est bien de temps en temps de rappeler la vérité de la parole de Dieu à ceux qui doivent prendre des décisions importantes immédiatement. Mais, un jeune qui a grandi à l’église et qui a une certaine connaissance de la Bible a besoin d’avoir un adulte en qui il peut avoir confiance afin de présenter ses questions, de réfléchir à voix haute et de temps en temps. Adroitement, l’adulte peut le porter à réfléchir à ses convictions religieuses pour l’aider à prendre des décisions. Toutefois, le jeune ne veut pas entendre de sermons surtout pas de phrases toutes faites auxquelles il est habitué.

Si dans une conversation  avec un jeune vous vous retrouvez en train de parler beaucoup plus que le jeune c’est que quelque chose ne va pas. Tôt ou tard, ce dernier va couper les ponts avec vous parce qu’il a l’impression de se retrouver à l’église un samedi matin écoutant le sermon d’un prédicateur avec il ne peut interagir.

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  1. Prions avec et pour le jeune

Faisons de la prière une partie habituelle de notre contact régulier avec le jeune. Cette prière doit être courte, précise et sincère. Ne profitons pas pour inclure nos conseils, de préférence modelons la prière de façon à ce qu’elle soit la suite de notre conversation mais cette fois-ci avec Dieu au milieu. Au début prions nous-mêmes mais par la suite, demandons au jeune de prier lui-même.

Tatie, j’aimerais te parler, mais je suis occupée

Pendant la première année de ma nièce au collège, elle m’appelait à n’importe quel moment, m’envoyait des textes. Nous discutions de tout et de rien. Je m’imposais cette obligation de lui parler quand elle m’appelait. Si je ne pouvais pas, je la rappelais aussitôt que possible. Pour sa deuxième année, ses appels se distançaient. Elle n’était plus la toute jeune sans expérience qui avait besoin d’une ancre à laquelle se raccrocher. Elle était devenue plus confiante en elle-même. Je pouvais voir cette transformation et j’en étais contente et très fière.

Maintenant, ma nièce prépare sa 3è année. Devinez où elle va passer ses deux prochaines sessions? En Afrique! Elle a tout réglé, seule. Elle a même convaincu ses parents! Mais ce n’est plus la même jeune fille. Elle a pris de la maturité. Peut-être mon téléphone va sonner à des heures indues au cours des premières semaines en septembre prochain mais je sais que ça ne prendra pas beaucoup de temps avant qu’elle ne s’habitue à son environnement. Je me distance au fur et à mesure tout en sachant que je suis toujours disposée et disponible pour elle. Mes prières l’accompagnent. Après tout, dans une famille, on ne cesse de prier les uns pour les autres, n’est-ce pas?

A ton tour

Comment tu aides spirituellement la nouvelle génération de ta famille?

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